Le seul magazine virtuel spécialisé en Franchise au Québec
Accueil > Articles

Notions de base en franchises

Ecrit par : Me Luc Audet
2013-06-15

Pour être franchiseur, il ne faut pas que maîtriser l’activité commerciale franchisée. Être franchiseur, c’est en plus gérer les franchisés, ce que j’identifiais plus haut de «jeunes adultes», avec tout le doigté requis.
Quand je discute avec un nouveau franchiseur, invariablement, la question de la gestion des franchisés, constitue la plus grande surprise. Et qui dit surprise dans ce registre ne veut pas dire agréable…Cet aspect est certainement le plus sous-estimé.
Il est important de réaliser qu’à titre de franchiseur, c’est vous qui allez choisir vos futurs franchisés. Vous devez donc le faire avec la plus grande des précautions du monde. Le défaut numéro un des franchiseurs novices est de mal (pas) choisir ses franchisés. Ils ont hâte d’en vendre et de percevoir du fric. Il se peut que les coins soient tournés un peu rond. Souvent, quand les problèmes surgissent avec un franchisé qui n’aurait pas du être choisi, le franchiseur remarque que tous les signes avant-coureurs d’une relation problématique étaient présents. C’est juste qu’il ne les a pas remarqués.
Cet élément de relation potentiellement problématique est si important que j’ai pris l’habitude de suggérer aux franchiseurs novices de faire passer des tests psychométriques de compatibilité et de diagnostic de caractère pour les premières franchises vendues. Ce n’est pas que j’ai une foi inébranlable pour ce genre de tests, mais au moins, ça donne un son de cloche plus scientifique que le «pif» ! Et de toute façon, le coût d’un tel test est entièrement facturé au franchisé potentiel.
Sachez-le, votre candidat idéal n’est pas l’entrepreneur-né, car il se lassera rapidement de vos directives, sera rapidement frustré que ses initiatives ne sont pas accueillies ni encensées, et sera habile pour monter les autres franchisés contre vous.
Votre candidat franchisé idéal est un individu qui a la fibre entrepreneuriale un peu moins développée et qui accepte l’autorité et les conseils «imposés». Le Gouvernement du Québec a une appellation savoureuse pour le franchisage : «l’entrepreneurship encardé» !