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Jamais tout à fait seul

Ecrit par : ADP Canada
2007-10-15

Il arrive fréquemment que les employés oeuvrant dans plusieurs domaines, dont ceux de la restauration rapide, de la vente d’essence, du commerce d’alimentation, etc. se retrouvent seuls sur les lieux de travail. Il importe de considérer sérieusement les risques particuliers à cette situation et d’assurer la sécurité d’un employé travaillant seul.

Prenons, à titre d’exemple, l’entretien ménager, qui se déroule généralement après le dernier quart de travail, c’est-à-dire la nuit. À ce moment, la grande majorité du personnel a quitté les lieux. Il ne reste donc sur place que le personnel d’entretien. Normalement, l’équipe d’entretien est composée au minimum de deux personnes. Mais que se passe-t-il, lorsque, pour une raison quelconque, l’un des deux travailleurs est absent? Si le travailleur en poste se blessait ou était inconscient, qui pourrait lui porter secours, qui pourrait se douter que quelque chose ne va pas?

Selon l’article 322 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail,
Lorsqu’un travailleur exécute seul un travail dans un lieu isolé où il lui est impossible de demander de l’assistance, une méthode de surveillance efficace, intermittente ou continue, doit être mise en application.

Un commerce vide où personne n’est susceptible de se présenter avant l’ouverture constitue un lieu isolé. Si le travailleur se retrouve seul, parce que son coéquipier est absent ou pour toute autre raison, l’employeur doit mettre en place une méthode de surveillance.

En quoi consiste cette « méthode de surveillance »? Plusieurs options sont possibles. Dans l’article du règlement cité plus haut, on mentionne que la surveillance peut être intermittente ou continue. Une méthode continue pourrait consister en un système perfectionné de caméra vidéo relié à une centrale d’alarme ou à une compagnie spécialisée dans la surveillance. Cependant, les dangers propres à l’entretien ménager de certains commerces (restauration rapide) ne justifient pas une surveillance de ce type. On privilégierait plutôt ici la mise en place d’une méthode de surveillance intermittente. Des appels régulièrement faits (selon une procédure établie) par une centrale d’alarme avec laquelle on a une entente pourrait être une solution valable. Lorsqu’on dispose de plusieurs succursales, un système de communication pourrait jumeler celles-ci afin qu’elles gardent un contact régulier entre elles pour la durée des activités d’entretien. À ce moment, lorsqu’il n’y a pas de réponse à un endroit, une procédure pré-établie prévoit de joindre une personne qui va sur place vérifier ce qui se passe. Une autre option serait d’utiliser les services d’une agence qui mène des rondes de sécurité dans le quartier.

Dans toutes les situations, le travailleur doit, en tout temps, pouvoir communiquer avec l’extérieur. Il lui faut donc à portée de main, au même titre que s’il n’était pas seul, la liste des numéros à composer en cas d’urgence. On pourrait aussi utiliser un « bouton panique » relié à une centrale d’alarme.

Bien sûr, une réorganisation du travail serait préférable à cette procédure. Autant que possible, on doit éviter de placer des travailleurs dans cette situation. Cependant, lorsque cela s’avère impossible, il faut prendre les mesures qui s’imposent.

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